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La mort fait partie de la vie et elle en est, qu’on le veuille ou non, l’issue inéluctable. Il y aurait, dans le monde, chaque seconde, quatre naissances et deux décès. Quelles que puissent être les croyances des uns et des autres, nous savons tous que notre heure arrivera, la plupart du temps sans prévenir. La mort est là, tapie dans l’ombre, et attend. Nul ne sait dans quelles circonstances ni à quel moment cela arrivera. Et je mets au défi quiconque de pouvoir affirmer le contraire. La seule certitude que nous ayons est que chacun d’entre nous quittera ce monde un jour ou l’autre. Cela peut arriver dans les minutes qui viennent, sans avoir eu le temps de terminer ces quelques lignes, ou bien dans quelques mois ou quelques années, que l’on ait eu le temps ou non d’achever son œuvre.
Cependant, pris dans le tourbillon de la vie et la routine, nous n’y pensons qu’en de rares circonstances. C’est comme si nous voulions, de façon consciente ou inconsciente, en nier l’existence, oublier que, quel que soit notre temps de trajet, celui-ci aura un terme.
Il y a quelques jours de cela à peine, j’ai été très affecté et attristé par la mort d’un jeune enfant que je ne connaissais pas du tout. Cette triste nouvelle a été relayée par un fameux réseau social sur internet. Rayan, un garçon de tout juste six ans, a été percuté par une voiture alors qu’il traversait la rue sur un passage protégé. Il se rendait à l’école, comme tous les matins, accompagné de sa maman et sa vie s’est arrêtée là, dans un froid glacial. Nul n’aurait pu imaginer que ce petit, pour qui ses parents avaient certainement de grandes ambitions, ne vivrait pas au-delà de ce jour. Il est parti trop tôt !
Ce matin-là, ses parents s’en souviendront toujours. La maman doit regretter de ne l’avoir pas suffisamment serré dans ses bras avant de sortir de chez elle. Elle doit s’en vouloir de l’avoir grondé la veille et de ne lui avoir pas suffisamment exprimé son amour.
Dans le même temps, on m’a annoncé une autre triste nouvelle. L’une de mes collègues de travail, âgée de vingt-sept ans, s’est réveillée un matin près du corps froid et rigide de son compagnon. Lorsqu’ils se sont couchés, la veille, tout allait bien et rien ne laissait présager qu’il ferait une rupture d’anévrisme durant la nuit. Quel ne fut pas le choc pour leur entourage ainsi que pour leur petite fille de huit ans ! Il est parti trop tôt ! Il n’aura pas eu le temps de mener à bien tous les projets qu’il avait échafaudés avec sa compagne et ne verra pas non plus son enfant grandir.
La perte d’un être cher est douloureuse et il n’y a aucun mot pour décrire cette immense tristesse. Certains, après cette terrible épreuve, en oublient de vivre leur vie et vont jusqu’à se laisser mourir à petit feu.
C’est l’occasion, pour tous, de se remettre en tête que nul n’est éternel et que notre passage sur terre est toujours trop court car l’ombre de la mort plane au-dessus de nos têtes. Croyez-moi ou non, si nous l’avions en tête nous changerions nos comportements tout comme nos rapports à autrui. Ainsi, nous vivrions chaque instant comme s’il était le dernier et tout serait vraiment bien différent.
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