Partager l'article ! La quête du bonheur.: Karine est une femme qui s’interroge beaucoup au sujet de ses semblables. En regardant comment se comporte l’être hum ...
Karine est une femme qui s’interroge beaucoup au sujet de ses semblables. En regardant comment se comporte l’être humain d’une façon générale, elle pense qu’on ne peut qu’être saisi par ses motivations, par ce qui le fait vivre et avancer ici-bas. En effet, elle a cru remarquer que la plupart des gens aspirent au bonheur et empruntent tous les chemins qui semblent y mener. Mais, se demande-t-elle, qu’est-ce que le bonheur ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette notion et peut-on réellement l’atteindre ? Telles sont les questions qui lui traversent l’esprit lorsqu’elle voit qu’aujourd’hui tout le monde en parle : psychologues, magazines spécialisés, etc. Même les émissions de télé abordent le sujet.
Si elle s’en tient à la définition donnée par son modeste dictionnaire, le bonheur serait ce qui rend heureux ou apporte un état de bien-être, de félicité. Cependant, si l’on interroge les gens sur cette notion, les réponses sont assez variées mais ont toutes un point commun.
Pour les uns, le bonheur c’est d’avoir un travail plaisant, une belle voiture. Pour d’autres, ce sera d’avoir une belle femme (ou un mari) que l’on aime et qui nous aime en retour. Ou alors des enfants. Ou bien encore, pouvoir voyager, dépenser sans compter, se divertir sans se soucier du lendemain, faire ce dont on a toujours rêvé. Beaucoup amassent de l’argent, coûte que coûte, pensant que s’il ne fait pas le bonheur il y contribue en large partie. Ils ne manqueront de rien, se disent-ils, mais à quel prix ? Les définitions du bonheur sont, semble-t-il, aussi nombreuses qu’il y a d’individus.
Karine, se penchant de très près sur la question, se rend très vite compte que le bonheur va, le plus souvent, de paire avec les choses matérielles. C’est ce qui explique le comportement de l’individu qui s’est lancé, dès les premiers temps, dans une quête effrénée et sans fin du matérialisme. Quête qui, ne l’oublions pas, a été –et sera encore- la cause de la perte de nombreux peuples qui se sont accrochés aux peu de biens qu’ils possédaient en oubliant l’essentiel. En effet, tout ce que l’homme possède, aussi riche soit-il, peut disparaître du jour au lendemain, en commençant par sa propre existence. « A quoi bon donc s’y accrocher et leur accorder plus d’importance qu’ils ne le méritent ? », pense-t-elle.
La faculté de raisonnement dont est doté l’homme doit l’inciter à prendre conscience de l’imminence de la mort et, par conséquent, à vivre raisonnablement, de manière sensée et réfléchie.
Mais c’est loin d’être toujours le cas. Karine a pu constater, au fil de ses rencontres, que de nombreuses personnes, essayant de combler un manque de bonheur évident, ont des agissements pas toujours raisonnés : recherche de sensations fortes, de frissons, d’aventures, de risques, … Certaines femmes –il en est de même chez les hommes- s’efforceront d’être belles et désirables, refusant jusqu’à l’idée de vieillir. Ces personnes useront de tous les artifices pour effacer des rides disgracieuses ou des rondeurs et passeront la plupart de leur temps à se parer. Elles portent une attention particulière au paraître, pensant trouver le bonheur dans le regard de l’autre.
Karine se dit que beaucoup d’entre les hommes passent à côté de l’essentiel. En réalité, la recette est très simple. Si l’on rayonne autour de soi, en s’efforçant d’être naturel et honnête -avec soi et avec ses semblables-, on trouvera sans aucun doute une paix intérieure et une sérénité qui conduiront très certainement au bonheur tant recherché. En effet, on donnera de l’amour et on en recevra en retour. N’est-ce pas là l’essentiel ?
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